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Lucie Tremblay
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Persévérance et détermination à l’OIIQ

Publié le 5 Octobre 2016

Chers collègues,

L’actualité fourmille de nouvelles dans l’univers de la santé. C’est le sujet de l’heure sur la scène publique québécoise, s’il en est un. Tous se sentent concernés non seulement par la santé, mais surtout par l’accès aux soins de santé. On ne peut se surprendre de l’appétit des Québécois pour le sujet, car les coûts inhérents à notre système de santé frôlent la moitié des dépenses totales du budget du Québec (49,4 %).

Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur quatre exemples de l’actualité récente : la coopérative SABSA, les infirmières et infirmiers praticiens spécialisés (IPS), les centres d’injection supervisée et l’abolition des frais accessoires, afin de démontrer combien il faut être patient avant de pouvoir récolter les fruits de son travail et à quel point la détermination et la persévérance sont de précieux atouts pour transformer les façons de faire dans notre société.

Coopérative de solidarité SABSA

On a énormément parlé des infirmières et infirmiers praticiens spécialisés (IPS) ces derniers mois. Depuis la chronique d’une mort annoncée de la Coopérative de solidarité SABSA jusqu’à l’annonce de son intégration au CIUSSS de la Capitale-Nationale, le rôle prépondérant des IPS de première ligne auprès des clientèles vulnérables a ému et intéressé tous les acteurs de notre société. Patients, journalistes, professionnels de la santé, chercheurs universitaires, influenceurs et citoyens ne comprenaient pas pourquoi le gouvernement tardait à soutenir un modèle qui, études à l’appui, avait fait ses preuves en matière d’accès aux soins.

L’OIIQ était de la mêlée. Il est intervenu maintes fois dans ce dossier, appelant le ministre de la Santé et des Services sociaux au dialogue. L’OIIQ a toujours été persuadé que l’issue de ce dossier résidait dans la rencontre entre les infirmières et le ministre, en vue de dénouer l’impasse et d’assurer la continuité des services offerts à la population. Le bon sens a finalement prévalu et le mérite appartient à plusieurs groupes qui ont œuvré en ce sens. Il revient, notamment à la rencontre de la volonté de tous les acteurs d’assurer des soins de santé répondant aux besoins des patients.

Infirmières et infirmiers praticiens spécialisés (IPS)

Récemment, les discussions entourant le rôle et le déploiement des IPS ont repris de plus belle à la lumière d’un article paru dans Le Devoir qui avait pour titre « Les médecins refusent de déléguer des actes aux superinfirmières ». Il faudra encore dans ce dossier faire preuve de persévérance et garder le cap sur le résultat attendu : la population est en droit de recevoir les soins dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin. Les IPS sont l’une des clés de cet accès, d’autant plus que les IPS du Québec sont les mieux formés au Canada.

Encore une fois, il se dessine un autre consensus social sur le rôle prépondérant que peuvent jouer les infirmières et infirmiers pour assurer un meilleur accès aux soins de santé. Il y a de ces dossiers qui cheminent doucement et trouvent un point culminant où tous s’entendent pour aller de l’avant. L’OIIQ veille à mettre en œuvre les éléments qui feront que, dans un avenir rapproché, les IPS voient toute leur expertise reconnue et deviennent de véritables catalyseurs de l’accès aux soins de santé.

Centres d’injection supervisée

Le jeudi 29 septembre dernier, l’OIIQ a pu se réjouir de l’annonce du financement de quatre centres d’injection supervisée, dont un mobile, à Montréal. Il s’agit là d’une heureuse issue pour un dossier auquel l’OIIQ a collaboré depuis plus d’une décennie. Ce financement garantit des ressources aux personnes toxicomanes, difficiles à rejoindre et qui requièrent néanmoins des soins et traitements. La présence d’infirmières et infirmiers en tout temps réduira les risques à la santé.

Abolition des frais accessoires

Un autre dossier à propos duquel l’OIIQ a pris position a connu dernièrement un dénouement favorable. Il s’agit de l’abolition des frais accessoires pour les patients. Nous avons salué ce geste du ministre de la Santé et des Services sociaux qui assure ainsi une meilleure équité pour les patients dans l’accès aux soins et services de santé.

Je pourrais sans peine aborder d’autres sujets sur lesquels l’OIIQ est intervenu ou continue de travailler (présence infirmière en CHSLD, rôle des infirmières en GMF, etc.), mais je tenais surtout à vous montrer que nous n’avons de cesse de travailler, souvent conjointement avec d’autres ordres, pour persuader nos interlocuteurs que l’OIIQ et les quelque 74 000 infirmières et infirmiers veulent occuper pleinement leur champ d’exercice en vue de pouvoir façonner les soins infirmiers de l’avenir.

Lucie Tremblay,

Présidente de l'OIIQ

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*Clinique SABSA, la présidente de l'OIIQ appelle au dialogue, 22 avril 2016

L'OIIQ réitère son appui à la clinique SABSA - Pour une première ligne forte, il faut privilégier les solutions infirmières, 22 mars 2016

Réaction de l’OIIQ sur la question de la clinique SABSA - Les solutions infirmières existent et ont fait leurs preuves : utilisons-les!, 16 mars 2016

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