Portrait de Charlène Joyal
Chronique Jeunesse
Charlène Joyal

Une relève engagée pour l’amélioration de l’accès aux soins

Publié le 14 mai 2013

Dans ma dernière chronique, il était question de l’engagement des jeunes infirmières et infirmiers, notamment de leur implication sur plusieurs fronts pour défendre les intérêts de la profession et prendre la place qui leur revient dans les décisions concernant la relève infirmière au Québec. Mais pour le jeune infirmier ou la jeune infirmière, l’engagement dans la profession passe aussi par le développement de ses compétences et de son expertise.

En effet, rappelons qu’au cours du forum de discussion sur les solutions infirmières tenu au dernier Congrès annuel de l’OIIQ, le Comité jeunesse avait défendu la profession infirmière dans sa capacité à améliorer l’accès aux soins. L’une des pistes de solution proposées concernait le droit de prescrire certains médicaments, tests ou examens, afin que l’infirmière puisse offrir des soins complets et une prise en charge plus rapide de la clientèle. Les solutions mises de l’avant ont fait leur chemin et une campagne de promotion provinciale est en cours depuis le mois d’avril. Cette campagne de promotion mise sur la contribution des infirmières et infirmiers pour assurer un meilleur accès aux soins et une réduction importante des temps d’attente.

Nous croyons fortement que la relève infirmière est d’attaque pour faire face aux défis que présentent les soins de première ligne et les soins dans la communauté. Toutefois, les membres du Comité jeunesse soulignent l’importance d’une solide formation initiale pour exercer ces activités de façon compétente, comme c’est le cas ici avec l’activité de prescrire. Pour être exercée avec discernement, cette activité nécessite une bonne capacité d’analyse et un jugement clinique aiguisé, compétences pouvant être acquises grâce à la formation au baccalauréat. De fait, 99 % des infirmières et infirmiers de moins de 30 ans considèrent qu’ils seront appelés à assumer des responsabilités plus importantes dès le début de leur carrière et plus de 90 % croient que les besoins des patients sont de plus en plus complexes. C’est pourquoi les jeunes infirmières et infirmiers doivent avoir plusieurs cordes à leur arc et, pour eux, le rehaussement de la formation initiale au baccalauréat est le plus sûr moyen d’acquérir les outils nécessaires au développement des compétences et de l’expertise.

Depuis son lancement, la campagne sur les solutions infirmières a recueilli plus de 9 000 appuis provenant d’infirmières et de la population et selon un sondage, neuf Québécois sur dix pensent que les solutions proposées auraient un impact positif sur l’accès aux soins. Alors, si ce n’est déjà fait, je vous invite dès maintenant, à appuyer et à partager cette campagne avec vos proches, que ce soit sur les médias sociaux ou par courriel. Tous les outils pour faciliter le partage sont facilement disponibles sur SolutionsInfirmieres.ca.

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