Portrait de Charlène Joyal
Chronique Jeunesse
Charlène Joyal

L’infirmière de 2014

Publié le 19 mars 2014

Le champ de pratique

Le champ d’exercice de l’infirmière et les 17 activités réservées à cette dernière sont clairement explicités dans la Loi sur les infirmières et les infirmiers. Toutefois, les activités fondamentales – évaluer une personne symptomatique et effectuer le suivi – sont souvent mal comprises ou mal interprétées dans la population, en général. C’est en donnant des exemples concrets de la façon dont on fait l’évaluation et le suivi dans différentes situations de soins au quotidien qu’on pourra réaliser nos objectifs. Dans la dernière chronique, c’est cette façon de faire que j’ai utilisée pour expliquer le rôle de l’infirmière dans les soins de plaies.
 

Un contexte complexe requérant des compétences spécifiques

Mais disons-le, les infirmières elles-mêmes ont parfois de la difficulté à occuper pleinement leur champ de pratique et à expliquer leur contribution propre, qui les différencient des autres professionnelles. Dans les dernières années, le champ de pratique infirmier a évolué, et ce n’est qu’un début. La pratique est vaste et de plus en plus complexe, car la clientèle vieillit et présente des problèmes de santé chroniques, avec pluripathologies, plurimorbidités et polypharmacologie. Les infirmières doivent être bien outillées pour faire face à ces défis et pour favoriser l’accessibilité aux soins et aux services de santé de la population. Dans ce contexte, il devient encore plus difficile de bien s’approprier son rôle et de se définir. Pour occuper pleinement le champ de la pratique infirmière, il faut posséder les compétences requises pour l’exercer. La formation universitaire est sans contredit l’avenue à prendre dans le futur pour la profession afin de répondre aux nouveaux besoins de la population. Il faut continuer à promouvoir cette idée, qui ne peut que devenir la norme, comme dans toutes les autres provinces canadiennes. Il en va de l’avenir de la profession dans un contexte d’interdisciplinarité.
 

Se définir

Dans ce contexte évolutif, la profession infirmière doit prendre sa place et se définir concrètement. Chacune et chacun d’entre nous doivent s’approprier l’identité propre à l’infirmière. Chacune et chacun d’entre nous doivent être en mesure d’expliquer en mots simples et clairs ce que fait une infirmière en 2014 et ce que nous désirons pour l’avenir de la profession. Dans cette optique, le Comité jeunesse de l’OIIQ tient à contribuer à sa façon à l’évolution de la profession et s’apprête très prochainement à interroger ses membres de moins de 30 ans pour connaître leur vision de la profession infirmière. La démarche a même déjà été amorcée à petite échelle auprès des Comités jeunesse régionaux.
 

Se faire entendre

Dans son éditorial de mars dernier, notre présidente, Lucie Tremblay, posait la question suivante : « Élections 2014 : Qui entendra les infirmières? » Bien sûr, les élus doivent nous écouter, car la profession infirmière a tant à apporter au système de santé québécois. Mais il ne faut pas simplement attendre qu’on vienne à nous, il faut aussi se lever et se faire entendre. Il faut utiliser différentes tribunes pour faire valoir ce que nous voulons être au sein de la profession dans les prochaines années. Il s’agit d’être proactifs, et la jeunesse infirmière excelle en la matière.

Maintenant, c’est à NOUS, les infirmières, à se faire entendre et surtout à faire comprendre notre rôle à la population et à nos élus. Allez, les jeunes et les plus expérimentées, rallions-nous et DÉFINISSONS-NOUS CONCRÈTEMENT. Crions-le haut et fort, de nos 72 000 voix!

 

Mots-clés