Portrait de Charlène Joyal
Chronique Jeunesse
Charlène Joyal

Des CRI pour la relève

Publié le 19 décembre 2012

Comme Julie St-Onge, présidente sortante du Comité jeunesse provinciale de l’OIIQ, le mentionnait dans sa dernière chronique, un autre chapitre commence pour le Comité. Après 15 ans d’existence et plusieurs beaux projets menés avec brio par tous les membres, nous poursuivons nos efforts. En tant que nouvelle présidente, je me sens privilégiée d’être la « capitaine » d’une équipe du tonnerre, avec des membres plus motivés que jamais, qui croient en une relève infirmière forte et compétente. Je pourrai également compter sur la collaboration de notre nouveau vice-président, Didier Maillot-Bisson, de la région de l’Estrie, et de la nouvelle présidente de l’OIIQ, Lucie Tremblay. Ainsi, grâce à nos forces réunies, nous relèverons les défis qui nous attendent au cours des deux années de mon mandat.

Outre nos grandes campagnes de promotion de la profession et de la poursuite des études au baccalauréat, la formation initiale de la relève infirmière est sans contredit un dossier crucial. Après avoir déposé un Avis sur la formation de la relève, en appui au Mémoire de l’OIIQ, le Comité jeunesse souhaite entreprendre d’autres démarches afin de faire connaître sa position et surtout influencer les différentes instances. Pour ce faire, l’une de nos actions consiste à rencontrer Léo Bureau-Blouin, adjoint parlementaire à la première ministre (volet jeunesse), afin de lui présenter l’Avis, mais également pour solliciter sa collaboration dans l’avancement de ce dossier au niveau gouvernemental.

De plus, un autre projet d’importance interpelle le Comité jeunesse et concerne le soutien au développement des Comités de la relève infirmière (CRI) dans les établissements de santé de la province. Cette démarche s’inscrit dans un des mandats du Comité jeunesse qui vise à soutenir l’implication des jeunes dans la profession.

Qui sont les CRI?

Les CRI sont des sous-comités du Conseil exécutif du Conseil des infirmières et infirmiers (CECII) d’un établissement. Ils sont formés de jeunes infirmières et infirmiers qui unissent leurs forces dans le but de faire entendre leurs préoccupations et de proposer des solutions aux différentes instances locales. Ils constituent un élément non négligeable du « casse-tête » des instances en soins infirmiers.

Quels sont leurs avantages?

La présence d’un CRI dans un établissement de santé apporte plusieurs bénéfices tant pour la relève infirmière que pour l’organisation. Cela contribue notamment à augmenter la représentativité des jeunes en leur permettant d’apporter des recommandations au CECII, de favoriser la réalisation d’activités telles que des pratiques sous forme d’ÉCOS en vue de l’examen professionnel, des midis d’échanges ou

encore des 5 à 7 dans le cadre de l’orientation et l’intégration des jeunes infirmières et plusieurs autres.  En ce qui concerne l’organisation, un CRI constitue un moyen très intéressant de favoriser l’intégration des jeunes à la vie professionnelle de l’établissement, la rétention dans le milieu ainsi que le sentiment d’appartenance à l’organisation.

Les CRI améliorent aussi la communication et le transfert d’informations au sein de la relève infirmière dans les établissements de santé et les comités jeunesse régionaux. En effet, les liens établis entre les CRI et les comités jeunesse régionaux aident à mieux cerner les préoccupations des jeunes et faire les représentations provinciales nécessaires, le cas échéant.

Le Comité jeunesse favorise grandement l’implication professionnelle de la relève et c’est pourquoi il tient à être l’ambassadeur de la mise sur pied des CRI dans tout le Québec au cours des prochaines années. L’expérience de deux régions comptant plusieurs CRI à leur actif,

Montréal et Québec, servira de modèle pour le développement de ce projet. Déjà, le réseautage amorcé par le Comité jeunesse produit des résultats dans d’autres régions du Québec.

Charlène Joyal

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