Immigration : 2 000 permis en 4 ans délivrés par l’OIIQ

Publié le 13 octobre 2017
  • Immigration : 2 000 permis en 4 ans délivrés par l’OIIQ
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    Accueil des professionnels immigrants : L’OIIQ fait sa part. 

Le 12 octobre, à Québec, dans le cadre de la Grande Rencontre organisée par le gouvernement, l’OIIQ a plaidé en faveur d’une meilleure planification des stratégies d’immigration.

Explosion des demandes de reconnaissance d’équivalence

Entre 2010 et 2014, l’Ordre a connu une augmentation de près de 200 % des demandes de reconnaissance d’équivalence. Ainsi, malgré des processus revus et améliorés (l’analyse des dossiers est passée de 150 à 80 jours), les délais pour l’obtention d’un programme d’intégration n’ont fait que s’allonger.

On note ainsi une diminution importante du taux d’intégration des immigrants sur le marché du travail depuis cinq ans. Selon l’OIIQ, ce taux est passé de 95 % en 2011-2012 à 65 % en 2015-2016. Il est donc urgent de remédier à cette situation.

De l’importance d’agir

« Sur les quelque 11 000 professionnels immigrants ayant reçu un permis de pratique au Québec depuis quatre ans, il y a près de 2 000 de ces professionnels qui sont des infirmières et des infirmiers ayant trouvé au Québec une terre d’accueil. C’est un pas dans la bonne direction. Toutefois, en ce moment, plus de 1 000 infirmières et infirmiers formés hors Canada sont en attente d’un endroit pour réaliser leur programme d’intégration professionnelle, alors que le réseau de la santé indique avoir des besoins urgents en matière de main-d’œuvre », d’affirmer la présidente de l’OIIQ, Lucie Tremblay, lors de la rencontre.

Des solutions existent : mettons-les en œuvre

Pour l’OIIQ, les véritables enjeux sont :

  • Le financement insuffisant des établissements d’enseignement et des milieux cliniques,
  • L’admission au programme d’intégration.

La présence d’un continuum entre l’ensemble des acteurs impliqués, présents à cette rencontre, répondrait à plusieurs des enjeux cités ci-haut. Pour y arriver, il faut :

  • Systématiser les modalités de collaboration entre les principaux partenaires,
  • Confirmer le rôle de chacun, en plaçant la personne immigrante au centre de leur intervention.

Par ailleurs, une meilleure coordination entre l’accueil des immigrants et les besoins de main-d’œuvre est essentielle.

« Il faut organiser une planification des besoins de main-d’œuvre en lien avec ceux des régions et des domaines de soins, et ce, où les besoins des patients sont les plus criants », de préciser Lucie Tremblay.

Ce processus devrait viser plus précisément la nouvelle politique d’immigration, dont le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion est le maître d’œuvre. Ce ministère a toute l'expertise, toutes les compétences et toute l'autorité gouvernementale nécessaires à la planification de l'immigration pour la société québécoise.

Pour aller plus loin

» Lisez Infirmières et infirmiers formés à l'extérieur du Canada : un nombre croissant, mais une intégration plus lente, OIIQ, octobre 2017

» [TV - Reportage - Entrevue avec Lucie Tremblay] Reconnaître les compétences des immigrants, Téléjournal Québec, Radio-Canada, 12 octobre 2017 (à compter de la 8 min., 50 sec.)

» Les infirmières immigrantes ont du mal à intégrer le marché, Folliot, A. Energie Rouyn-Noranda, 13 octobre

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